Le Dieu Mouche, chapitre 2, paragraphe 9.

Le Dieu Mouche, chapitre 2, paragraphe 9.

Mais cette fois mon repos fut troublé par un chant d'intensité croissante qui bien qu'encore distant me paraissait familier. La source était un objet qui fendait l'espace à grande vitesse et dont la trajectoire passerait sous peu non loin de la lisière de la forêt de l'oracle. Je me sentis irrémédiablement attiré, comme si par hasard j'avais retrouvé un sentier que je connaissais autrefois mais dont je ne pouvais me rappeler à quelle clairière il menait ; je devais à tout prix découvrir la nature de ce météore chantant, et c'est pourquoi je sortis du domaine des Carnish pour me mettre sur sa route. Le chant gagnait en clarté à mesure que l'objet s'approchait, rendant plus forte cette impression de redécouvrir une ancienne mélodie, des sonorités oubliées, des notes effacées qui n'avaient laissé que des cicatrices invisibles. Je n'eus pas besoin de me retourner pour regarder vers où pointait la trajectoire de la course, je devinai que l'objet fonçait droit vers mon monde natal. Je me tins là et attendis, la main tendue, et je fis le silence en moi. J'attrapai le projectile au vol quand il passa à ma hauteur, le coupant d'un geste sec de sa destination finale : l'endroit où un humain aurait du, quelques instants plus tard, s'éteindre. Car ce que je tenais dans ma main à cet instant, c'était une balle de fusil qui venait de traverser les dimensions pour accomplir sa destinée funeste. Elle était glaciale en surface pour avoir traversé une infinité de vide, mais je sentais encore la chaleur violente du coup de feu irradier du c½ur du métal. A qui le Dieu Mouche l'avait-il destinée, lorsque, il y a bien longtemps, il avait effectué ce tir ? La question ne resta pas longtemps en suspens. L'improbable évidence de la réponse surgît des profondeurs de mon être comme un monumental coup de gong. La résonance que trouvait le chant du projectile dans ma bibliothèque mémorielle n'était pas seulement due à l'humanité qu'il évoquait et aux émotions libérées. Il y avait plus que le souvenir de l'humain : il y avait un lien bien plus étroit, une corrélation parfaite entre les intonations de l'objet et les fibres de mon identité primaire. De l'intimité. Cette balle avait été forgée à l'image de l'humain que j'aurais du être, un peu plus loin sur sa trajectoire, et le chant qui s'en dégageait était ce qu'aurait du être le mien, celui qu'en secret j'aurais chanté sans jamais m'en rendre compte, sans jamais percevoir la moindre de ces notes qui étaient les miennes. Si ma vie s'était déroulée conformément aux calculs du Dieu Mouche, je serais mort à cet instant, mon chant se serait tu à jamais, et je tenais au creux de ma paume la barre de fin de la partition. J'écoutai avec attention le chant de l'objet et gravai chaque note dans ma mémoire, et il me raconta ce que j'avais abandonné, l'identité que j'avais sacrifiée, la vie de cet homme qui n'avait jamais existé. Les rires de ses amis, le vent du voyage qui le portait avec son frère, son émerveillement pour la musique céleste, la tourmente et l'enchantement, l'humaine aux yeux bleus, l'humaine aux yeux verts ; je voyais tout, je sentais tout.
Mais je n'éprouvais aucun regret et je n'oubliais pas mon but. J'étais venu ici pour voir l'oracle aux pieds nus et il était temps maintenant d'aller la voir. J'interrompis mon écoute, mais je gardai cependant le projectile en ma possession. Je ne savais précisément s'il me serait d'une quelconque utilité mais j'avais le sentiment qu'il fallait que je le garde.
Je détachai mon esprit de l'objet et me tournai vers mon oracle aux pieds nus. Impossible de me perdre dans la forêt entourant son domaine. Je reconnaissais bien les sentiers qui menaient à sa montagne dissimulée dans la brume, même si ce n'était pas mes yeux qui me guidaient. J'entendais le murmure rauque de la roche ancienne, je percevais sa vibration dans le sol de terre grise. Je savais que l'oracle m'avait senti approcher et qu'elle me regardait du sommet en ce moment même.
Je gravis les escaliers millénaires qui menaient au plateau rocheux où maintes fois nous nous étions rencontrés. Elle était face à l'horizon et elle ne se retourna pas, nos regards ne se croisèrent pas, mais je ne m'en inquiétais pas, les yeux ne sont qu'un moyen parmi d'autres de contempler l'être aimé. Je restai là, l'air me frappait le visage, la gueule du vide béait dans mon dos. Je lui envoyai doucement des notes d'amour et de sincérité et elle me répondit. Je prêtai longtemps oreille, me laissant bercer par son chant, sans toutefois m'écarter du pourquoi de ma venue. Je m'apprêtai à user de la parole mais je n'eus pas le temps de poser ma question qu'elle avait certainement devinée depuis longtemps. Avant que je ne formule mes mots, elle me lança :

« Si tu veux me trouver, si tu veux me connaître et me comprendre, à toi de m'écouter, à toi de me sentir et de me toucher. Ta bouche s'apprête à filtrer de l'insensé et à formuler des mots que tu ne veux pas prononcer. T'es-tu perdu sur l'éventail des hypothèses, cherches-tu encore ton chemin parmi ces sentiers que je ne peux qu'à peine entrevoir ? La réponse n'est pas sur l'éventail, la réponse est l'éventail, et c'est une évidence pour nous tous qui sommes ce que tu n'es plus. Mon beau papillon, de combien de cocons t'es-tu extirpé, combien de carapaces as-tu brisées, combien de limites as-tu franchies ? Est-ce là l'étape finale, ou n'est-ce encore que la chrysalide où tu sommeilleras jusqu'à l'heure de la prochaine métamorphose ? J'ignore où tu as posé le pied lors de ta dernière mutation, mais te voilà différent de tout ce que mon existence m'a donné de connaître. Je ne sais ce que tu es, je ne sais que ce que tu n'es plus. Te voilà hors des labyrinthes de l'être, là où mes yeux ne peuvent voir, là où mon esprit ne peut aller. Restent tes empruntes dans les méandres du passé, tes pas que le vent effacera dans les déserts de l'identité, preuves éphémères que tu as autrefois été. Et soudain tu te retournes et tu crois que les choses ont changé, soudain l'interrogation surgit et te fait obstacle. Pourtant les choses n'ont pas changé, seule ta manière de percevoir a changé. Les barreaux de l'être ont cessé d'entraver ta vision, tu as dépassé le dernier horizon, tu peux désormais observer le monde du haut des collines du sera. Ne rebrousse pas chemin, ne rebrousse jamais chemin, car tu es devenu l'insaisissable, celui qui s'allonge sur plusieurs époques, celui qui peut être partout à la fois, celui qui sous ses pas fait tourner la roue des mondes et du temps. »

Je ne répondais rien. Je laissais ses mots s'infiltrer dans les interstices de mon âme comme une eau pure qui me lavait de mes doutes. Je ne décelais aucun mensonge dans le clapotis de sa voix ; je ne cherchais d'ailleurs pas de mensonge, je la savais sincère et même légèrement triste de me voir partir au-delà de ses perceptions. Je me laissais flotter dans la résonance de ses paroles comme à la surface claire d'un lac tiède. Au bout d'un moment mon oracle se tourna enfin vers moi et nos yeux se croisèrent. L'authentique regard est le plus précieux des messages. Les mots ne peuvent le corrompre, et impossible de tricher : on ne peut lire que si l'on se laisse lire. Je lus dans son âme ouverte les cicatrices de l'attente solitaire, la peur de me voir disparaître, que ce soit vaincu par le Dieu Mouche, ou emporté au-delà du dernier horizon par le hasard de la mutation. La force raisonnait dans toutes les fibres de son être, conjuguée à l'immense sagesse accumulée au cours de sa longue existence. Mais surtout, elle m'offrait un éternel amour. Jamais elle ne me trahirait, toujours elle m'attendrait au sommet de sa montagne. Mais elle se teintait de tristesse au fur et à mesure de sa lecture, car ce qu'elle pouvait voir en moi était loin d'être aussi généreux, loin de mériter une telle dévotion. Elle pu lire que cet endroit n'était pas ma destination finale, que ma venue en ces lieux, bien qu'elle soit la dernière avant l'affrontement ultime, n'était qu'éphémère. Que je n'étais pas son roi, que je n'étais qu'un vagabond, un nomade couvert de poussière, et qu'aussi profond que soit son amour, il m'était impossible d'envisager l'abandon de ma quête. Je ne pouvais pas lui rendre l'ampleur de ses sentiments et je ne les méritais même pas. Je m'étais construit dans l'optique du combat, et mon architecture guerrière ne me permettait pas de l'aimer totalement. Je n'avais pas ma place en ce lieu de paix, si je restais à ses côtés, je me disloquerais et finirais par me dissoudre. Je devais accomplir mon but avant de pouvoir réorganiser mon être, pour enfin l'aimer comme elle le méritait.
Notre échange touchait à sa fin. Elle ne semblait pas vraiment surprise, elle avait dû s'attendre à ce qu'elle avait vu. Elle n'avait rien appris, elle n'avait eu que la confirmation de choses qu'elle soupçonnait déjà avant mon arrivée. Il était temps pour moi de lui dire adieu et de repartir vers mon combat ; pourtant, alors que je continuais de la contempler, il me restait comme un goût d'inachevé. Il y avait encore un message, qui ne lui était pas adressé mais que je devais lui délivrer, car je savais que c'était entre ses mains qu'il serait le mieux gardé. C'est pourquoi j'ajoutai finalement à voix haute :
« Qui maîtrise le néant intérieur devient son propre décideur. L'½il ne peut voir le vide, pas plus que l'oreille ne peut l'ouïr, il n'a pas d'odeur et nul ne saurait le reconnaître au toucher, de sorte qu'il parait impossible à trouver. Pourtant le néant dort en chacun de vous, il vous enveloppe quand vous sombrez dans le sommeil, véhicule vos émotions lorsque vous échangez un regard, il crée la magie que vous percevez dans la musique. C'est une force qui vous lie et vous individualise à la fois. Votre âme est un trou noir qui vous aspire de l'intérieur et recycle votre vécu en sentiments qui vous font vous sentir vivants. Mais prenez garde, car le vide est une énergie précieuse que beaucoup convoitent. Dans les ténèbres certains ont les yeux rivés sur vos c½urs, ils ont posé leur marque sur vous dès votre naissance et viendront tôt ou tard chercher ce qu'avec le temps ils ont fini par considérer comme leur dû. Regardez autour de vous, écoutez la musique qui résonne en vous, ne vous laissez pas cultiver comme des fruits à vide. Personne ne peut s'approprier votre âme, personne n'a le droit de se servir de vous ni de décider de votre destinée. Prêtez oreille à la vibration du monde, vous comprendrez qu'il existe d'autres fréquences ; quant à y arrondir votre optique, la décision vous appartient. »
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# Posté le jeudi 24 juillet 2008 20:21

Directionnel silence.


La reine rancune couronnée dans l'arène, bouillie de crânes terrifiés, descend des sommets calcinés où elle trône en se faisant bronzer aux souvenirs. Encore une encoche pour fixer l'acier, rançonner les vieux carnassiers, sertir de rouge sa ceinture dorée, s'asservir pour mieux régner. Elle allongée sur ses nénuphars blancs, la pauvre, emmitouflée dans ses flocons de poussière, vautrée dans la stabilité à l'ombre du soleil, elle ignore le goût des cendres et l'odeur des terres acides. Aujourd'hui je sais que je ne sauverai plus mon âme, je n'ai qu'à m'imprégner des couleurs de la damnation, déraciner tous les maillons gris, m'accrocher autre part le temps d'une valse et replonger dans les bains d'oubli. Un jour elle survole mon domaine ensanglanté, le lendemain elle l'a déjà oublié. Le saviez-vous les anges sont sourds et ont la peau froide. C'est triste mais pour les champs où elle gambade avec sa suite abrutie, votre passeport c'est votre visage ; le mien invalidé j'ai emprunté les sentiers retournés, j'y ai rencontré ma reine aux mains chaudes.
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# Posté le samedi 19 juillet 2008 08:48
Modifié le mercredi 23 juillet 2008 07:33

3 mois juste pour ça... réécriture de la réplique de l'Oracle aux pieds nus, le Dieu Mouche, chapitre 2, paragraphe 9.


... ] « Si tu veux me trouver, si tu veux me connaître et me comprendre, à toi de m'écouter, à toi de me sentir et de me toucher. Ta bouche s'apprête à filtrer de l'insensé et à formuler des mots que tu ne veux pas prononcer. T'es-tu perdu sur l'éventail des hypothèses, cherches-tu encore ton chemin parmi ces sentiers que je ne peux qu'à peine entrevoir ? La réponse n'est pas sur l'éventail, la réponse est l'éventail, et c'est une évidence pour nous tous qui sommes ce que tu n'es plus. Mon beau papillon, de combien de cocons t'es-tu extirpé, combien de carapaces as-tu brisées, combien de limites as-tu franchies ? Est-ce là l'étape finale, ou n'est-ce encore que la chrysalide où tu sommeilleras jusqu'à l'heure de la prochaine métamorphose ? J'ignore où tu as posé le pied lors de ta dernière mutation, mais te voilà différent de tout ce que mon existence m'a donné de connaître. Je ne sais ce que tu es, je ne sais que ce que tu n'es plus. Te voilà hors des labyrinthes de l'être, là où mes yeux ne peuvent voir, là où mon esprit ne peut aller. Restent tes empruntes dans les méandres du passé, tes pas que le vent effacera dans les déserts de l'identité, preuves éphémères que tu as autrefois été. Et soudain tu te retournes et tu crois que les choses ont changé, soudain l'interrogation surgit et te fait obstacle. Pourtant les choses n'ont pas changé, seule ta manière de percevoir a changé. Les barreaux de l'être ont cessé d'entraver ta vision, tu as dépassé le dernier horizon, tu peux désormais observer le monde du haut des collines du sera. Ne rebrousse pas chemin, ne rebrousse jamais chemin, car tu es devenu l'insaisissable, celui qui s'allonge sur plusieurs époques, celui qui peut être partout à la fois, celui qui fait tourner les mondes et la roue du temps sous ses pas. » [ ...
# Posté le samedi 05 juillet 2008 08:36

Magma - Zëss


Salut, Ô divin maître des forces de l'Univers
Nous sommes là, nous sommes prêts
En ce stade antique, nous sommes venus pour le dernier rendez-vous
Aujourd'hui est le jour où nous allons mourir,
Et je te dis merci.

Je suis le maître de la vérité, du blasphème et du mensonge
Je suis le maître de la conscience, je suis le maître du moi
Je suis le maître des mondes où le je n'existe plus

Ils sont là, les planètes, les galaxies,
Les oiseaux qui ont chanté depuis l'aube des temps
Tous les univers, toutes les âmes,
Toutes les musiques, toutes les joies, toutes les peines
Et toi aussi Kreuhn Kohrmahn

En ce stade antique, nous sommes venus pour le dernier rendez-vous
En ce stade antique commence la fin des fins, le chaos des apocalypses
Tout retourne au néant
En ce stade antique, nous allons mourir,
Et je te dis merci.

Maître des vents,
De l'air, des pluies, de tout ce qui vole, de tout ce qui est léger,
Comme l'écume tu te poses, comme l'écume tu t'évanouis sous le doux Soleil,
Le Messager est ton nom

Maître de la foudre,
Des tempêtes, des éléments en transe,
Grand instigateur du dilemme interne,
Folie est ton nom

Maître des eaux,
Du sang, de la masse des lacs,
Des fleuves et des océans,
Abîme est ton nom

Maître des furies
Qui dansent sur le sang des impies,
Pour qui on célèbre la fête Ëmëhntëht,
Le Jour des Péchés est ton nom

Maître des terreurs,
Que l'on célèbre au crépuscule
Qui forme le mystère en ces mondes de l'inconscient,
Inconnu est ton nom

Maître des passions,
Maître des haines,
Maître des larmes et des tourments,
Amour est ton nom

Maître des magies,
Des forces incommensurables de l'obscur,
De la théurgie, de la coercie,
Palpable est ton nom

Maître des laves,
Du Magma, du feu qui assèche nos larmes et brûle nos tourments,
Tu es le noyau universel,
Purification est ton nom

Et toi Kreuhn Kohrmahn,
Maître de toute vie
Et de toute mort,
Zeuhl est ton nom

Maître du temps
Maître du temps
Illustre et sage dans l'indifférence,
Inondant les cieux d'un sourire de marbre,
Tu es là, et tu sais
Nous te combattrons jusqu'au dernier instant
Impassible est ton nom

Et nous pouvons voler et chanter comme les oiseaux
Nous pouvons survoler les prairies de l'Univers
Comme l'aigle poursuivant sa proie
Mais il n'y a plus de proie
Car l'aigle est une fleur
Et la proie son parfum

Aujourd'hui est le jour où tout redevient le tout
En ce stade antique, nous sommes venus pour le dernier rendez-vous
En ce stade antique commence la fin des fins, le chaos des apocalypses,
Où tout retourne au néant
Aujourd'hui est le jour où nous allons mourir,
Et je te dis merci.
# Posté le vendredi 20 juin 2008 14:11

Storaxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstorax... (chantier).

Storaxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstoraxstorax... (chantier).

Préfaces acides, façades placides à effacer, six fois par jour siffle souffre et parjure, perdurer peine perdue, parfait paumé, parqué bien planqué, prélasse tes pourritures. Infernale Tantale interne, attaque terne de tes tics tacs taris, tu m'alarmes névrogène et ma larme concatène ferme. L'armée des rats m'aidera dans les draps des dames à drainer. Message sagem sans âme, sans âge mais sage, saccage des sangs glacés. Déblatérez, nous blattes bouffons lattes et allées dallées des temples damnés. Toxiques cités cytoplasmiques, intensités incendiées tentent l'attentat tant attendu. Folie filiforme en fin de file, regard effilé file flotter futile, formes affûtées fatales et félonnes ; avides déjà-vus des idées vides. Mes canines métalliques crachent mécanique, manque mélancolique à cacher, mâcher les chants méchants des machines éméchées. Accroché aux anicroches encrassées, l'écorce craquelée les crocs cassés, écrase ces cris qui t'écorchent. Hiver, vomir à la mer les misères des voûtes amères, hier violer les volets des violons violacés. Anémones amnésiques aux années millésimes ; parasites, parallaxe révèle paradoxes désossés, changer d'axe, déclasser des axiomes. Station hésitations, addition des addictions ad hoc. Mes serres acérées voulaient voler un cerf-volant ; statique constat le sort volupté m'en a sapé la volonté. L'essor de l'amer dessert les déserts sertis d'acerbe. Autonome automne fais tonner tes diatoniques, antithétique hypothèque de nos têtes entaillées, détaille la litanie de la gitane ; tétanie.
# Posté le samedi 24 mai 2008 19:55
Modifié le samedi 07 juin 2008 07:49